CV / PRAZ DELAVALLADE 2013
PRAZ DELAVALLADE Gallery

LES SEPT PÉCHÉS CAPITAUX

2013

Maniant avec autant de maîtrise la plume et le pinceau que les outils numériques, Antoine Roegiers poursuit depuis plusieurs années un dialogue avec les grands maîtres de la peinture flamande et plus particulièrement, les univers fantastiques de Jérôme Bosch ou de Pieter Brueghel.

Pour sa première exposition à la galerie Praz-Delavallade, l’artiste belge Antoine Roegiers présente ses derniers travaux — dessins et vidéos — inspirés de la série des Sept péchés capitaux réalisée au XVIe siècle par Pieter Brueghel.

Antoine Roegiers présente une installation vidéo composée de sept écrans déroulant chacun le fil d’une animation narrative relative à l’orgueil, la luxure, la gourmandise, l’envie, la paresse, l’avarice et la colère, ainsi qu’une série de seize dessins qui sont le storyboard imaginé et redessiné entièrement à la plume par l’artiste. Dans Les sept péchés capitaux, outre la poésie, l’inventivité et la beauté des dessins originaux exécutés en 1558, c’est la multitude des ressources narratives que recèle chaque dessin qui a directement inspiré l’artiste. Les dessins de Brueghel, d’une très grande profondeur spatiale, sont conçus comme un film dont toutes les scènes sont montées sur un seul et même plan.

Grâce à la technique du cinéma d’animation, Antoine Roegiers réussit à faire pénétrer le spectateur à l’intérieur de ses dessins et à l’emmener au-delà avec toute l’imagination, la fantaisie, la rigueur et l’humour qui le caractérisent. D’un geste sûr et léger, il décortique chaque personnage, chaque pièce des décors, comme pour mieux révéler la singulière poésie d’un univers tour à tour inquiétant et cocasse, surprenant et captivant, dans lequel des hommes, femmes, animaux, démons, créatures métamorphosées, personnages hybrides, géants et architectures fantaisistes coexistent en une délirante et parfaite harmonie. En voyageant librement dans ces dessins, l’artiste découvre le détail d’une scène, le caractère d’un personnage et invente, avec toute sa singularité, le prolongement d’une action ou d’un mouvement. 92 planches de dessins dessinés à la main puis animés par ordinateur ont été nécessaires à sa réalisation.

Antoine Roegiers réalise et conçoit, seul, chaque étape de la création. Il collabore cependant avec Antoine Marroncles, lequel réalise les musiques originales de toutes ses œuvres vidéo depuis 2005.

Antoine Roegiers est né à Braine-l’Alleud en Belgique en 1980. Diplômé de l’École des Beaux-Arts de Paris (ENSBA) en 2007, il vit et travaille à Paris. Sa série des Sept péchés capitaux a déjà été présentée au Palais des Beaux-Arts de Lille. Prochainement, l’exposition actuellement montrée à la galerie sera présentée dans sa totalité au Musée de l’Albertina à Vienne. Antoine Roegiers a récemment effectué une résidence à Yishu 8 à Pékin. Son travail a également été montré à Young Projects, Los Angeles, au Noordbrabant Museum, Hertogenbosch (Pays-Bas), à La Maison Rouge — Fondation Antoine de Galbert, Paris, et au Me Collectors Room Berlin / Olbricht Foundation, Berlin.

Equally skilled with pen and brush as with digital tools, Antoine Roegiers has for several years pursued a dialogue with the great masters of Flemish painting, and more particularly with the fantastical worlds of Hieronymus Bosch and Pieter Brueghel.

For his first exhibition at Praz-Delavallade, Belgian artist Antoine Roegiers presents his latest works — drawings and videos — inspired by Pieter Brueghel’s sixteenth-century series The Seven Deadly Sins.

Antoine Roegiers presents a video installation composed of seven screens, each unfolding a narrative animation devoted to one of the seven sins — pride, lust, gluttony, envy, sloth, greed and wrath — alongside a series of sixteen drawings forming a storyboard entirely conceived and redrawn in pen by the artist. In The Seven Deadly Sins, beyond the poetry, inventiveness and beauty of the original drawings executed in 1558, it is the wealth of narrative possibilities contained within each image that directly inspired the artist. Brueghel’s drawings, with their extraordinary spatial depth, are conceived like a film in which every scene is assembled within a single plane.

Through the techniques of animated film, Antoine Roegiers succeeds in drawing the viewer inside his drawings and carrying them beyond, with all the imagination, fantasy, precision and humour that characterize his work. With a confident and delicate hand, he dissects every character and every element of the scenery, as if to better reveal the singular poetry of a world that is by turns unsettling and comical, surprising and captivating, in which men, women, animals, demons, transformed creatures, hybrid figures, giants and fantastical architectures coexist in a delirious yet perfect harmony. Moving freely through these drawings, the artist discovers the detail of a scene or the character of a figure and, with his own distinctive vision, imagines the continuation of an action or movement. The work required 92 sheets of drawings, produced by hand and subsequently animated by computer.

Antoine Roegiers conceives and carries out every stage of the creative process himself. He nevertheless collaborates with Antoine Marroncles, who has composed the original music for all of his video works since 2005.

Antoine Roegiers was born in Braine-l’Alleud, Belgium, in 1980. He graduated from the École des Beaux-Arts de Paris (ENSBA) in 2007 and lives and works in Paris. His series The Seven Deadly Sins has already been presented at the Palais des Beaux-Arts de Lille. The exhibition currently on view at the gallery will subsequently be presented in its entirety at the Albertina Museum in Vienna. Antoine Roegiers recently completed a residency at Yishu 8 in Beijing. His work has also been shown at Young Projects, Los Angeles; the Noordbrabants Museum, ’s-Hertogenbosch (The Netherlands); La Maison Rouge — Fondation Antoine de Galbert, Paris; and me Collectors Room Berlin / Olbricht Foundation, Berlin.